Les coûts du nucléaire revus à la baisse : Impact pour les consommateurs ?

Les coûts du nucléaire revus à la baisse : Impact pour les consommateurs ?

Le Ministère de la transition énergétique a récemment publié un rapport émanant de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). L’objectif de ce rapport est de préparer la régulation future du marché électrique après 2025. Mais il est essentiel de noter que ce rapport ne prévoit pas directement les prix à venir pour les années 2024 et 2025.

L’ARENH, un mécanisme central dans ce contexte, est en phase d’évolution.

Il couvrait la période 2010-2025, mais le rapport prépare sa succession pour les années suivantes. De plus, plusieurs éléments comme Flamanville 3 ou le volume global ne sont pas considérés dans l’ARENH actuel.


Le cœur du débat : Les chiffres
Selon la CRE, les coûts de production du nucléaire seraient plus faibles que ceux avancés par EDF :

  • 60,7 €/MWh pour 2026-2030,
  • 59,1 €/MWh pour 2031-2035,
  • 57,3 €/MWh pour 2036-2040.

En revanche, EDF place ses estimations nettement plus haut :

  • 74,80 €/MWh pour 2026-2030,
  • 73,90 €/MWh pour 2031-2035
  • 69,90 €/MWh pour 2036-2040.


La divergence des estimations
Les estimations différentes entre la CRE et EDF proviennent de la manière dont chacun envisage la production nucléaire. EDF se base sur une approche de marché, alors que la CRE envisage un prix de vente régulé par l’État. Cette différence de perspectives impacte grandement les coûts de production.

De plus, il existe un désaccord sur la prévision de la quantité d’énergie produite à l’avenir. La CRE estime que la production sera plus élevée que ce qu’EDF prévoit, en grande partie à cause de la marge de sécurité intégrée par EDF.

Qu’en est-il de l’EPR de Flamanville ?
Il y a une controverse autour de la puissance maximale que l’EPR de Flamanville pourra offrir. EDF prévoit 2035 pour atteindre sa pleine capacité, alors que la CRE mise sur 2028.

Impact pour les consommateurs
Cette réévaluation des coûts complique les plans d’EDF et de son PDG, Luc Rémont, qui envisageait des contrats à long terme avec des industriels à des prix potentiellement plus élevés. Mais avec les chiffres de la CRE, EDF pourrait avoir du mal à négocier des tarifs aussi élevés.

En bref, l’association UNIDEN exprime un soulagement face à ces chiffres. Pour les industriels gourmands en énergie, des coûts réduits sont essentiels, surtout en considérant les prix internationaux de l’électricité. La nouvelle régulation pourrait donc être favorable pour les consommateurs et les industries, mais moins pour EDF.

Source : Opéra Energie

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