L’inflation place le plan de relance de l’Union Européenne en difficulté.

L’inflation place le plan de relance de l’Union Européenne en difficulté.

L’inflation réduit les budgets des plans de relance « post Covid-19 » des États membres de l’UE et les retards de mise en œuvre accusés sont encore aggravés par des appels de plus en plus pressants pour obtenir de nouveaux fonds afin de lutter contre la hausse générale des coûts.

Les États membres ont jusqu’à la fin de 2026 pour mettre en œuvre la partie la plus importante du plan de relance pour l’Europe, à savoir la Facilité pour la reprise et de résilience (FRR), qui finance les réformes et les investissements dans les États membres et est dotée de 672,5 milliards d’euros.

Hormis la Hongrie, dont le plan de relance devrait être accepté par l’exécutif européen sous certaines réserves, tous les membres du bloc Européen se sont engagés à mettre en œuvre leurs engagements en matière de réforme. La flambée des prix s’avère toutefois être un obstacle de taille.

Les deux principales incertitudes concernent la faisabilité économique des investissements et le respect des délais.

Outre la hausse des prix de l’énergie, la pénurie de certains matériaux, ainsi que les différences de performances entre les administrations publiques, constituent des risques.

« La Commission affirme officiellement que l’inflation entraîne une augmentation des recettes fiscales et que, par conséquent, cet argent peut être utilisé pour combler les lacunes causées par l’inflation en matière de financement des plans de relance »

Il est toutefois peu probable que cette réponse puisse satisfaire les capitales européennes, où les changements de gouvernements et la nécessité toujours plus pressante de s’éloigner de l’énergie russe réorientent les priorités politiques.

Les États membres du bloc peuvent également utiliser le chapitre additionnel des plans de relance, le plan REPowerEU, pour se détacher des combustibles fossiles russes. Ils pourront ainsi bénéficier de 20 milliards d’euros de subventions et de 225 milliards d’euros de prêts supplémentaires issus de fonds existants non utilisés dans la FRR.

La Commission a proposé d’apporter au règlement sur la FRR (Facilité pour la reprise et de résilience) des « modifications ciblées » accompagnées de conseils sur la manière de procéder, et ce dans le but d’intégrer les chapitres du plan REPowerEU.

La Commission évaluera les besoins du plan REPowerEU pour permettre d’accélérer la transition vers une énergie propre et éviter la fragmentation du marché unique. Cela permettra de soumettre des propositions visant à renforcer la puissance financière de l’UE pour le plan REPowerEU, a ajouté le porte-parole de l’UE.

« De telles propositions donneront à chaque État membre la même opportunité de préparer l’avenir. Il ne s’agit pas seulement d’énergie, mais aussi de notre compétitivité mondiale et de notre souveraineté ».

Un responsable européen

Cependant, pour certains, ce plan ne pourrait ne pas se révéler suffisamment attractif.
Par exemple, En Bulgarie, le gouvernement intérimaire à la tête du pays pendant les querelles entre les partis politiques à la suite des élections législatives d’octobre, les quatrièmes en 18 mois, envisage de revenir sur un engagement pris par l’exécutif précédent. En effet, celui-ci prévoyait initialement une réduction de 40 % des émissions de carbone du secteur de l’énergie d’ici à 2026 compte tenu de l’augmentation des revenus de la combustion d’énergie fossile.

Toutefois, “dans la situation actuelle, bon nombre des engagements qui semblaient avoir du sens auparavant n’en ont plus. Par exemple, les centrales électriques au charbon rapportent actuellement de gros bénéfices à l’État. Sur le plan financier, il n’y a pas de raison majeure pour qu’elles soient fermées », a commenté le vice-premier ministre bulgare Atanas Pekanov, samedi (26 novembre) sur la chaîne Nova TV.

Dans la pratique, cela peut impliquer un éloignement des projets respectueux de l’environnement. Le gouvernement intérimaire bulgare a indiqué qu’il souhaitait remplacer la plus grande batterie au monde pour le stockage de 6 600 MWh d’électricité, mise au point par le précédent gouvernement, par des installations de stockage souterraines pour le gaz naturel, l’hydrogène et éventuellement le dioxyde de carbone.

Source : Euractiv

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